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Pharmacies en ligne : les ventes aux Américains ne menaceraient pas l'approvisionnement
La vente de médicaments par Internet aux Etats-Unis ne menace pas l'approvisionnement des Canadiens, a assuré un représentant de cette industrie devant un comité parlementaire, mercredi.
Les "cyberpharmacies" souhaitent que le Parlement assouplisse la réglementation pour faciliter la vente de médicaments d'ordonnance au sud de la frontière. Selon David MacKay, de la Canadian International Pharmacy Association, les craintes du ministre canadien de la Santé, Ujjal Dosanjh, à l'effet que le Canada risque de devenir la pharmacie des Etats-Unis, ne sont pas fondées. Le marché américain des pharmacies sur Internet est limité, croit-il. "Nous n'avons pas l'intention de devenir une pharmacie pour 280 millions d'Américains", a-t-il déclaré devant le comité des Communes sur la santé. Les ventes de médicaments hors frontières ont un marché d'environ 1,8 million de clients, qui pourrait atteindre au maximum trois millions, dit-il. La plupart des clients des pharmacies Internet sont âgés, ou pauvres et sans assurance-santé. Ils achètent principalement des médicaments pour des maux chroniques comme l'hypertension, l'arthrite ou le diabète. M. MacKay ajoute qu'il n'y a guère de place pour l'expansion, parce que la plupart des Américains disposent d'une certaine forme d'assurance et que ces régimes ne leur permettent pas de se procurer leurs médicaments auprès de pharmacies canadiennes. Certaines associations médicales, ainsi que le ministre Dosanjh, s'interrogent sur l'éthique des pratiques des cyberpharmacies. Parce qu'elles n'ont pas le droit de remplir des ordonnances rédigées par des médecins américains, elles doivent, dans les faits, faire signer ces ordonnances par un médecin canadien. Il y a là un problème éthique, puisque le médecin canadien ne voit pas le patient. Aux dires de M. MacKay, on pourrait résoudre ce problème en reconnaissant les ordonnances américaines. M. MacKay fait aussi valoir qu'à l'heure actuelle, les médecins canadiens peuvent rédiger des ordonnances sans avoir réellement examiné un patient - c'est une pratique courante dans le Grand Nord, ainsi que dans des communautés isolées. Il rejette par ailleurs les allégations selon lesquelles les ventes aux Etats-Unis, qui se chiffrent à environ 1 milliard $ par an, risquent d'épuiser les stocks canadiens. "Il n'y a aucune preuve de pénurie de médicaments canadiens", a-t-il dit au comité. Mais il ajoutait que la vente commerciale de médicaments en gros aux Etats-Unis devrait être interdite. Le ministre Dosanjh a aussi dit qu'il s'interrogeait sur les prix des médicaments canadiens, qui sont fixés en vue d'une consommation intérieure, et pas pour l'exportation à l'étranger. par John Ward © La Presse Canadienne, 2005
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Texte rédigé par : Jean-Charles Condo
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 17 février 2005
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