Fido lance à Montréal un service de téléphone résidentiel par cellulaire
Son adoption par un nouveau maître n'a pas détourné Fido de ses objectifs. Après avoir séduit Vancouver, puis Toronto, le petit chien veut convaincre les Montréalais de débrancher pour de bon leur téléphone traditionnel pour entrer dans la "Cité Fido".
Ce service sans fil, qui sera inauguré dans la métropole le 18 novembre, permet à ses abonnés la possibilité de faire un nombre illimité d'appels locaux pour un prix fixe de 45 $ par mois. Les clients peuvent conserver leur numéro de téléphone résidentiel et demeurer inscrits dans l'annuaire. Le concept semble beaucoup plaire aux utilisateurs. En un peu plus d'un an, le concept a séduit quelque 200 000 personnes dans les deux régions métropolitaines où il est offert. C'est près de 20 pour cent des abonnés de Fido, d'après le nouveau président de Fido et vice-président exécutif de Rogers, Alain Rhéaume. "Cité Fido est l'aboutissement de la vision du sans fil que nous avons eu il y a huit ans, a-t-il confié lundi. Ce n'est pas un nouvel objet de marketing, mais bien une solution de rechange au téléphone fixe. Et la réponse a largement dépassé nos prévisions." Afin d'offrir Cité Fido à Montréal, il a fallu investir plus de 20 millions $ dans le réseau. "Il s'agissait principalement d'accroître la capacité", a expliqué M. Rhéaume. Maintenant que tout est fin prêt, l'entreprise entend "tapisser la ville" de publicité. Prévu depuis longtemps, le lancement du service survient une semaine jour pour jour après l'annonce de l'acquisition de la maison mère de Fido, Microcell, par la torontoise Rogers Communications. Cette transaction de 1,4 milliard $ a donné naissance au plus gros fournisseur de téléphonie sans fil au pays, devant Bell Mobilité et Telus. L'entrée de Fido dans la famille Rogers entraînera nécessairement quelques changements, notamment dans la tarification des appels en "itinérance", mais il n'est pas question pour l'instant de fusionner les deux marques qui vont demeurer concurrentes. Microcell conservera son siège social montréalais et poursuivra ses activités de façon distincte de celles de Rogers sans-fil. La majorité des 2100 employés de la société devraient conserver leur emploi. Lundi à la Bourse de Toronto, l'action de Rogers a gagné 1,17 $ pour terminer la séance à 30,02 $. par Karine Fortin © La Presse Canadienne, 2004
Envoyer à un(e) ami(e)
Texte rédigé par :
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 16 novembre 2004
Vous voulez réagir à cette actualité? Faites-le maintenant dans
notre forum Internet
|
|