Désespérée, l'industrie du disque fait un doigt d'honneur aux internautes français
En France, l'industrie du disque lance une dernière campagne de sensibilisation contre le piratage de la musique avant d'entamer des poursuites en justice contre les utilisateurs de réseaux P2P tels que Kazaa et Morpheus.
Dans sa campagne publicitaire de la dernière chance, l'industrie française du disque n'hésite pas à sombrer dans la vulgarité. Mettant de côté toute forme de politesse et de considération pour ses clients potentiels, elle fait un «doigt d'honneur» aux adeptes français du téléchargement de MP3.
C'est sous le thème «La musique gratuite a un prix» que la campagne de 1,1 million d'euros du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique) rappelle aux internautes qui s'adonnent aux échanges de fichiers dans les réseaux P2P «qu'ils doivent cesser de le faire sous peine de risquer dans les semaines et les mois à venir des poursuites judiciaires».
L'industrie du disque estime que les logiciels d'échange de fichiers tels que Kazaa et Morpheus sont responsables de la baisse spectaculaire de 21,4% qui a été constatée dans les ventes de CD en France au cours du premier trimestre 2004.
Le Snep soutient que le piratage de musique sur Internet est passible de peines allant jusqu'à trois ans d'emprisonnement et d'amendes maximales de 300.000 euros. Autres détails dans le communiqué du Snep.
Texte rédigé par : Jean-Charles Condo
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 06 mai 2004
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