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Québec Urbain : l'OQLF s'excuse
Le conseiller en francisation de l'OQLF, Armand Bélanger, corrige le tir et s'excuse auprès de Francis Vachon, citoyen/éditeur du carnet Web Québec Urbain.
C'est ce que Monsieur Gérald Paquette, du service des communications de l'Office québécois de la langue française, nous a confirmé ce midi, en réaction à la publication de l'article de BRANCHEZ-VOUS.com sur l'invraisemblable lettre reçue par Francis Vachon. Selon Monsieur Paquette, «le but de cette lettre n'était pas d'obliger monsieur Vachon à se conformer à la loi, la Charte de la langue française ne s'appliquant qu'aux sites commerciaux et pas aux sites personnels et aux carnets Web. Le courriel d'Armand Bélanger avait plutôt pour but d'établir une discussion avec monsieur Vachon pour lui suggérer d'apporter quelques petits changements à la page d'accueil de son site.» Reconnaissant la maladresse de certains propos employés par Armand Bélanger, Monsieur Paquette affirme cependant que cette erreur «nous donne l'occasion de sensibiliser nos 45 conseillers à la francisation et aux responsables du traitement des plaintes à cette nouvelle réalité que sont les carnets Web. Nous avons déjà envoyé une note à cet effet dans notre intranet.» Mais pourquoi ne pas se servir de cette «erreur» pour établir un dialogue avec les blogueurs québécois et les aider à améliorer la qualité du français sur la Toile? «Voilà une excellente suggestion, de répondre Gérald Paquette. Sachez que nous reconnaissons déjà l'apport important des carnets Web francophones à la promotion de contenus originaux de qualité en français sur la Toile. Je puis vous assurer que cette idée ne sombrera pas dans l'oubli.» Mise à jour: Le consultant Jean Lalonde pose une question intéressante sur le carnet Web de son site: «Un carnet produit par un professionnel dans le cadre des opérations de son entreprise (comme ce carnet) est-il un site commercial?» Nous avons donc posé la question à Monsieur Paquette, de l'OQLF. Celui-ci nous assure que le carnet Web d'un professionnel ou d'une entreprise n'est pas assujetti aux dispositions de la Charte de la langue française. Seules les sections qui font la promotion de biens et de services sont soumises aux dispositions de la loi.
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Texte rédigé par : Michel Dumais
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 18 septembre 2003
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