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On réclame plus de 200.000$ pour des téléchargements via KaZaA
L'histoire se déroule au Danemark où 150 utilisateurs de KaZaA et eDonkey ont reçu une facture pour la musique, les jeux vidéo et les films qu'ils ont téléchargés à l'aide de ces logiciels. Cette stratégie d'une organisation danoise de lutte contre le piratage semble avoir porté fruit, puisque 80% de ceux qui ont reçu une facture l'ont payée.
L'organisation danoise "Anti Pirat Gruppen" (Groupe anti-pirate) a ainsi envoyé des factures à 150 utilisateurs qui ont téléchargé des fichiers protégés par des droits d'auteur; chaque pièce musicale était facturée plus de 4 $ (alors qu'un nouveau service en offre à 99 cents US), tandis qu'elle exigeait respectivement 78 $ et 42 $ pour les jeux vidéo et les films obtenus illégalement. Le montant total des factures dépassait les 200.000 $ et l'internaute le plus actif a eu la mauvaise surprise de voir qu'on lui réclamait plus de 20.000 $. L'histoire ne dit cependant pas s'il fait parti de ceux qui ont payé... Ces utilisateurs des réseaux d'échange de fichiers avaient deux choix: régler la facture et effacer les fichiers de leur disque dur, auquel cas on passait l'éponge, ou bien se présenter en cour. Il semble que près de 80% des accusés aient choisi la première solution. Mais comment l'organisation anti-pirate a-t-elle pu identifier ces utilisateurs de KaZaA et eDonkey? Il semble que ce soit à l'aide d'un logiciel, développé par un certain M. Lindegaard, qui permet d'obtenir l'adresse IP des internautes et la liste des fichiers téléchargés. Ce logiciel est probablement similaire à celui du projet RetSpan. Pour "Anti Pirat Gruppen", il ne restait plus qu'à se présenter devant un juge pour qu'il ordonne aux fournisseurs d'accès Internet de révéler l'identité des abonnés correspondant à ces adresses IP. Mais étant donné le fait bien connu que les maisons de disque propagent dans ces réseaux des fichiers incomplets ou dont le nom est trompeur (lire par exemple Un déluge de MP3 bidon), l'identification d'un certain fichier sur le disque dur d'un internaute ne garantit pas qu'il possède l'élément en question, à moins que la simple intention de télécharger un fichier protégé par des droits d'auteur soit suffisante pour le facturer, ce qui est pour le moins contestable... Il s'agit donc, pour l'instant, d'un événement isolé, mais cela pourrait-il bientôt devenir une stratégie commune pour effrayer les utilisateurs des réseaux P2P? Pour des informations complémentaires, vous pouvez lire notre nouvelle récente Kazaa pourrait être poursuivi par la justice américaine, ainsi que nos dossiers Napster, Grokster, Kazaa, Morpheus et cie et Location de musique en ligne.
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Texte rédigé par : Jean-Charles Condo
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 29 novembre 2002
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