La Recording Industry Association of America (RIAA) vient de s'associer avec Rightscom, firme anglaise, pour développer un système d'identification de la musique numérique.
La RIAA, qui multiple ces temps-ci les accords en ce sens, souhaite, se donner les moyens de s'adapter à la distribution mondiale de la musique, de façon à permettre sa croissance tout en garantissant les droits de ses membres. Il lui faut donc pour cela que les enregistrements puissent être identifiés de façon unique. Cette nouvelle identification doit rester compatible avec les systèmes de codage déjà en usage, dont notamment l'International standard recording code (ISRC), utilisé depuis 1986.
Le projet, qui réunit pour l'instant la RIAJ, homologue japonais de la RIAA, et l'International Federation of phonographic Industry (IFPI), laquelle regroupe des membres dans 46 pays, dont le SNEP en France et la CRIA au Canada, vise également à impliquer tous les acteurs du monde musical, y compris les distributeurs, en ligne ou non.
Les partenaires ont choisi, pour mettre au point cet identifiant, un cabinet britannique spécialisé dans la gestion technique, légale et commerciale des droits numériques en réseau, Rightscom. La nature de cet identifiant unique, contenu dans chaque chanson ou oeuvre, est numérique; il est encodé dans l'enregistrement, ce qui lui permet de voyager indépendamment du support physique.
Un tel code numérique marquera l'enregistrement avec un certain nombre d'informations destinées à assurer les droits de l'industrie, un peu comme le «copyright» en tête d'un livre, et est conçu pour les professionnels soucieux de s'y retrouver dans les droits d'auteur. Il ne s'agit pas d'un outil anti-piratage destiné à freiner les ardeurs des pirates en herbe qui compressent, copient ou échangent leur musique grâce au format MP3.
Texte rédigé par : Philippe Riondel
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 13 octobre 2000
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