Porte-drapeau de la délégation canadienne de 309 athlètes dont 158 femmes et 151 hommes, elle a comme objectif pour les Jeux olympiques 2000 d'en revenir une médaille d'or au cou. Elle en avait raté une de justesse à Atlanta en 1996. Cette jeune femme de Lac-Beauport, près de Québec, est huit fois championne du monde. La compétition, elle ne fait que ça. Son leitmotiv: la vitesse, et ce, au centième de seconde près. Elle s'entraîne depuis presque 20 ans sur sa petite embarcation. Kayak, kayak, kayak et détermination! Au-delà de sa grande force physique naturelle, elle est une acharnée de l'entraînement. Il y a bien sûr son ami kayakiste norvégien Knut Holmann dans sa vie, un certain intérêt pour la peinture et quelques réflexions sur sa future carrière. Pour l'instant, elle n'a qu'une chose en tête, l'or… et c'est de ça qu'elle voulait nous parler.
Discipline: kayak de vitesse en eaux calmes
BRANCHEZ-VOUS!: Comment se passe votre entraînement pour les Jeux olympiques?
Caroline Brunet: Bien! Ha! Ha! (rire quais euphorique) Ça va très bien, ça va comme prévu… Je suis déjà en Australie, prête!
BV!: Quel est votre défi personnel pour les Jeux olympiques? (à part la médaille d'or!)
C.B.: À part la médaille d'or!!! (rires) Je suis là pour faire de la compétition, donc j'y suis pour la médaille. C'est ça!
BV!: Avez-vous une idée de l'image que les athlètes d'ici vont réussir à projeter lors de ces jeux?
C.B.: J'espère qu'on va être capable de projeter une image parfaite et un bon exemple par nos performances.
BV!: Justement, est-ce que vous croyez que les athlètes vont donner une bonne performance cette année?
C.B.: Moi, je n'envisage absolument rien. Je ne suis pas capable de prédire l'avenir! Tout ce que je peux faire, c'est m'entraîner le plus fort possible en ce moment pour être la meilleure possible aux Jeux. C'est tout!
BV!: Est-ce que vous croyez que les femmes s'entraînent de la même façon que les hommes?
C.B.: Ah oui, je m'entraîne aussi intensément qu'un homme! Pour mon entraîneur, il n'y a pas de façons différentes de s'entraîner selon qu'on est un homme ou une femme. Il pense que je suis capable de m'entraîner aussi fort qu'un homme, mais je ne suis pas faite comme un homme. Je n'ai pas les mêmes muscles. En partant, je n'ai pas ces avantages-là.
BV!: Quel est le meilleur conseil que vous ayez reçu?
C.B.: Mon Dieu, j'en ai reçu des conseils… Oh la la! Le meilleur conseil… euh… Je ne peux pas toujours dire ce que je pense! (rires)
BV!: Peut-être que c'est un athlète en particulier qui vous a inspirée?
C.B.: Non, non. Ce n'est pas un athlète. Tous les athlètes qui travaillent aussi fort que moi, je les admire.
BV!: Quel est votre intérêt pour l'Internet?
C.B.: C'est très pratique. J'utilise surtout le courrier électronique. L'Internet, je trouve ça extraordinaire, mais je ne sais pas du tout l'utiliser à sa pleine valeur. Je ne saurais pas comment trouver quelque chose.
BV!: Qu'est-ce que vous allez faire après un grand effort comme celui-là? Y a-t-il une vie après les Jeux olympiques?
C.B.: Ça, c'est une question à me poser juste après les Jeux! Non, pas juste après. Donnez-moi un bon deux mois. À ce moment-là, je vais être capable de vous répondre!
Pour communiquer avec elle par courrier électronique: Caroline Brunet
Sites à lui recommander et pour mieux vous informer:
Texte rédigé par : Josée Leclerc
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 12 septembre 2000
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